Yaoundé: Boissons du Cameroun investit 150 millions FCFA pour la santé

L’entreprise citoyenne a procédé récemment au lancement des travaux de réhabilitation et d’extension de l’hôpital AD Lucem d’Obobogo.

Un simple geste symbolique : poser une première pierre. Mais pour les populations du village d’Obobogo à Yaoundé, et des quartiers voisins, c’est bien plus qu’un acte protocolaire. C’est le début d’un projet structurant, à fort impact social et économique. Boissons du Cameroun, en partenariat avec la Fondation AD Lucem, a officiellement lancé le 24 juillet 2025, les travaux de réhabilitation et d’extension de l’hôpital AD Lucem d’Obobogo dans la capitale. Montant de l’investissement : 150 millions FCFA.

L’événement, marqué par la présence de nombreuses autorités, a été présidé par Stéphane Descazeaud, Directeur général de Boissons du Cameroun, et le Dr Bidjogo Atangana, Administrateur Directeur général de la fondation AD Lucem. Pour l’une des autorités présente, ce projet va bien au-delà de la rénovation d’un centre de soins : « il redéfinit les contours de l’engagement sociétal d’une entreprise en s’attaquant à l’un des défis majeurs du pays – l’accès aux soins de santé de qualité ».

Concrètement, le projet comprend deux volets : la réhabilitation du bâtiment existant et la construction d’un nouveau bloc R+1. Ce dernier, apprend-on du Top management de l’entreprise brassicole, abritera dix salles d’hospitalisation, des bureaux de consultation, un pôle d’ophtalmologie, un service de médecine générale ainsi qu’un espace dédié aux soins dentaires. « Le plateau technique sera également modernisé, tout comme les installations électriques, hydrauliques et les circuits d’accueil des patients ».

Il est question, d’après le Dr Bidjogo Atangana, de désengorger l’hôpital, améliorer les conditions de prise en charge et accroître la capacité d’accueil de l’établissement, aujourd’hui dépassé par la croissance démographique rapide des quartiers d’Obobogo, Ahala II, Efoulan et Mvan. Pour Stéphane Descazeaud, il s’agit de « transformer cet établissement en un centre de santé de référence, capable de répondre aux besoins croissants des populations ».

Un modèle d’entreprise citoyenne

Cependant, au-delà de la seule question sanitaire, ce projet, d’après un cadre de Boissons du Cameroun, porte un enjeu de développement local. « La construction de nouvelles infrastructures et la réhabilitation de celles existantes généreront de nombreux emplois, directs et indirects. La fréquentation accrue de l’établissement pourrait également stimuler l’ouverture de nouveaux services dans la zone : pharmacies, commerces de proximité, services de transport ».

Ce choix stratégique d’intervenir dans la santé n’est pas nouveau pour Boissons du Cameroun. L’entreprise déploie déjà deux programmes complémentaires : Castel Care (pour les salariés et leur famille), qui regroupe quatre centres d’infirmerie internes dans ses unités industrielles (Douala, Yaoundé, Bafoussam, Mombo), avec près de 12 000 consultations enregistrées, et Mobile Care, une initiative mobile à destination des communautés vulnérables, qui a déjà permis la prise en charge de 4 753 patients.

La collaboration avec la Fondation AD Lucem ne doit rien au hasard. Reconnue pour son expertise en santé communautaire, la fondation devient ici un relais essentiel de la politique de responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE). En renforçant les capacités d’un acteur de terrain déjà implanté, Boissons du Cameroun s’assure que son action s’inscrive dans la durée, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, notamment l’ODD 3 : permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être à tout âge. « Votre accompagnement nous oblige à nous surpasser dans notre mission de service public », a salué le Dr Bidjogo Atangana, exprimant la gratitude de la Fondation envers son nouveau partenaire stratégique.

Déjà plusieurs fois distinguée comme première entreprise citoyenne du Cameroun, Boissons du Cameroun confirme par cette action son attachement à un modèle d’entreprise au service du bien commun. Derrière les chiffres et les discours, c’est une vision assumée qui se dessine : celle d’un monde où les entreprises contribuent activement à l’amélioration des conditions de vie, bien au-delà de leur cœur de métier.

H.T

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