Sorgho local: Boissons du Cameroun envisage une collecte de 12 000 tonnes en 2025

Cette approvisionnement est en hausse de +50 % après 8 000 tonnes collectées en 2024, dans le cadre de la stratégie d’import-substitution de cette filiale du groupe Castel. 

Boissons du Cameroun, filiale du groupe français Castel, prévoit de collecter 12 000 tonnes de sorgho local en 2025, soit une hausse significative par rapport aux 8 000 tonnes de 2024. Le brasseur l’a annoncé sur sa page web ce 03 novembre 2025. Cette initiative, précise-t-il, s’inscrit dans une stratégie d’import-substitution visant à réduire la dépendance aux matières premières importées et à dynamiser l’économie rurale. « Le maïs et le sorgho sont au cœur d’un écosystème durable et inclusif. En valorisant les productions locales, nous relions l’industrie à l’agriculture pour une croissance plus durable », a souligné Stéphane Descazeaud, Directeur général de Boissons du Cameroun.

D’après l’entreprise brassicole, le projet s’appuie sur des partenariats solides avec des coopératives et agriculteurs des départements du Mayo-Tsanaga, Mayo-Kani et Mayo-Danay dans l’Extrême-Nord, ainsi que de la Bénoué dans le Nord. « Ces collaborations permettent d’améliorer la productivité, de garantir des revenus stables aux producteurs et de sécuriser les débouchés pour leurs récoltes. Les retombées économiques sont directes : emplois agricoles, transport, logistique et stockage, avec plusieurs milliers d’emplois indirects générés dans les zones rurales ».

Cette ambition, apprend-on, s’inscrit dans la suite du rachat de Guinness S.A. en 2023, pour plus de 300 milliards FCFA, qui a permis à Boissons du Cameroun de renforcer son contrôle sur la production nationale de boissons et de maintenir, puis étendre, les partenariats avec les producteurs de sorgho. La société investira également 200 milliards FCFA dans la construction de trois nouvelles usines à Yaoundé, Garoua et Bafoussam, destinées à accroître la capacité de transformation et de valorisation des matières premières locales.

Au-delà de la production industrielle, cette initiative soutient la souveraineté céréalière du Cameroun et contribue à la sécurité alimentaire. Elle incite les jeunes à rester dans les zones rurales en offrant des perspectives de revenus et renforce l’autonomie économique des communautés locales. « Nous ne cherchons pas seulement à produire, mais à créer un cercle vertueux entre l’agriculture et l’industrie », a ajouté Stéphane Descazeaud.

Le projet illustre également l’impact social de l’initiative. Les agriculteurs bénéficient de formations, de suivi technique et d’un accès privilégié aux marchés, tandis que les coopératives locales voient leur rôle renforcé dans la chaîne de valeur. La démarche de Boissons du Cameroun devient ainsi un modèle de développement intégré, où rentabilité et développement territorial se rejoignent.

En misant sur le sorgho local, la première entreprise citoyenne du Cameroun, participe activement à la transformation économique des zones rurales, stimule la production nationale de matières premières et réduit la dépendance aux importations. Avec 12 000 tonnes prévues en 2025, Boissons du Cameroun ne se limite pas à renforcer son portefeuille industriel : l’entreprise s’impose comme un acteur clé de l’économie rurale, créant emplois, revenus et opportunités durables dans un secteur stratégique pour le pays.

H.T

 

About Post Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
26 − 11 =


Enregistrez vous à notre newsletter