Secteur postal: 1,08 milliard FCFA de mandats émis en 2023
D’après les données du rapport d’analyse 2024 des statistiques du domaine des postes au Cameroun publié le 8 avril 2026, par l’Institut national de la statistique (INS), l’activité financière de la Poste progresse.
Le secteur postal camerounais connait une transformation majeure, portée par la digitalisation et les transferts d’argents. Selon le rapport d’analyse 2024, ces services postaux ont enregistré une progression significative des montants traités et une extension des services en ligne. Les opérations financières postales restent dominées par les mandats. Sur la période indiquée, leur volume évolue différemment de leur valeur. Le document souligne que « le volume des mandats internationaux émis a connu une progression entre 2016 et 2019, puis a amorcé, en 2020, un repli ». Dans le même temps, les montants suivent une trajectoire inverse. « Le montant des mandats internationaux a connu chaque année une hausse. Il est passé de 15 millions en 2016 à 1 milliard 80 millions en 2023 ».
Les transferts internationaux sont au cœur de ces opérations, permettant d’envoyer et de recevoir de l’argent à travers les frontières. Le rapport précise que ces opérations « permettent d’envoyer et de recevoir de l’argent, à travers les frontières ». Il est également stipulé dans le document que, ces transferts internationaux facilitent les paiements pour des biens, des services ou des envois de fonds familiaux, grâce à des partenariats avec des réseaux de transfert. Cela montre une intégration progressive du secteur postal dans les circuits financiers internationaux. Parallèlement, les services électroniques gagnent du terrain. Le rapport définit ces outils comme « des services fournis via des plateformes numériques » couvrant « les virements, les paiements de factures, le commerce électronique ».
Cette mutation s’appuie sur l’accès à internet dans les bureaux de poste. Malgré une baisse, « la proportion des bureaux disposant d’une connexion internet […] reste au-dessus de 90% ». La digitalisation en marche est donc ainsi en marche. Les services électroniques se développent, avec des plateformes numériques proposant : virements, paiements de factures, commerce électronique. L’accès à internet dans les bureaux de poste est largement répandu, avec plus de 90% des bureaux connectés, malgré une légère baisse. L’informatisation constitue un autre levier. Elle « contribue à moderniser les services postaux » avec des effets sur la gestion des données et l’accès aux services en ligne. Au total, « plus de trois points de contact sur cinq (60%) sont informatisés » sur la période 2016-2023.
Cette double dynamique, financière et numérique, redéfinit le rôle des services postaux. Entre baisse des volumes physiques et montée des flux monétaires et digitaux, le secteur s’inscrit dans une recomposition portée par les usages et les infrastructures. Au final, les objectifs à atteindre sont notamment : l’amélioration de la qualité du service (le secteur postal doit répondre au besoin des citoyens et des entreprises), le renforcement de la compétitivité (la digitalisation est essentielle pour rester compétitif dans un marché en constante évolution), la promotion de l’inclusion numérique (le secteur postal doit contribuer à réduire la fracture numérique au Cameroun). Afin de mener à bien leurs objectifs, quelques initiatives sont en cours, à travers le Ministère des Postes et télécommunications.
Diane Kenfack

