Répartition: 740,852 milliards Fcfa alloués aux Travaux publics
Ce département ministériel se taille la part du lion, avec un objectif affiché et fermement défendu devant le parlement par Emmanuel Nganou Djoumessi, à savoir, bâtir et densifier le réseau routier camerounais.
En sollicitant un budget d’un montant de 740,852 milliards Fcfa pour le compte de l’exercice 2026, le ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, s’adjuge la plus grosse enveloppe, pratiquement la part du lion comparativement aux autres départements ministériels. Qui font pâle figure avec en challenger, le ministère des Enseignements secondaires qui obtient une enveloppe de 595,233 milliards Fcfa, dans le but de moderniser le secteur éducatif avec quatre programmes annoncés.
En troisième position sur la grille, se trouve le ministère de l’Eau et de l’Energie avec une enveloppe de 425,732 milliards Fcfa sollicitée devant la Commission des finances et du budget dans le but de poursuivre le développement de ce sous-secteur. Un trio de tête que viennent compléter le ministère de la Santé avec plus de 389 milliards Fcfa, suivi du ministère de la Défense qui s’adjuge une enveloppe de plus de 388 milliards Fcfa.
Au titre des priorités dans le secteur des travaux publics présentées le 28 novembre dernier, figure en bonne place la poursuite des projets tels que l’autoroute Yaoundé-Douala, la Ring Road Bogo-Pouss, Kumba-Mamfé, la pénétrante nord de Yaoundé. Autre priorité, le démarrage et l’accélération des travaux sur certains corridors économiques et transfrontaliers stratégiques, notamment Ngaoundéré-Garoua, Ngoura-Yokadouma, Yaoundé-Douala, Ebolowa-Akom II-Kribi. De même que la modernisation des dispositifs de protection du patrimoine routier comme les dégradations précoces, en raison du non-respect des charges, est aussi programmée.
Dégradations accélérées
Au total, le ministre des Travaux publics promet l’achèvement de 475,96 km de nouvelles routes bitumées en 2026 ; 2698,47 ml d’ouvrages d’art construits et 852,15 km de routes bitumées réhabilitées, dont 754,55 km en entretien confortatif ; 366,22 ml d’ouvrages d’art construits. Dans la foulée, Nganou Djoumessi a mis un point d’honneur à présenter au parlement le contexte de l’exécution des projets routiers au Cameroun. « Parmi les contraintes q
ui réduisent les rendements des entreprises, et partant la qualité du réseau, la plus marquante demeure les tensions de trésorerie et ses effets pervers sur la cadence des travaux routiers…En fait, les délais de paiement des décomptes ne sont pas maitrisés ; ce qui implique l’augmentation du coût des projets, et surtout le différemment des effets économiques induits », a expliqué le ministre des Travaux publics.
L’accentuation accélérée des dégradations, l’insécurité dans certaines régions, la non-libération des emprises constituent les autres contraintes au bon déroulement des travaux routiers. Et Nganou Djoumessi de promettant faire plus avec peu de moyens au cours de l’exercice 2026.
Même engagement pris par le ministre de l’Eau et de l’Energie, Gaston Eloundou Essomba qui annonce devant les députés que « l’une des activités phares, c’est la restructuration de la société Eneo après la décision présidentielle de renationalisation de l’entreprise. Nous devons donc restructurer Eneo pour rétablir son équilibre financier et reconquérir la confiance des partenaires techniques et financiers pour permettre de continuer les investissements dans le secteur, et pour également stabiliser et améliorer la qualité de service », a déclaré le ministre de l’Eau face à la presse.
EM

