Renforcement des capacités des personnels : la DGB tient son centre d’excellence

Avec pour objectif de professionnaliser et d’harmoniser les compétences de ses agents et cadres, la structure a officiellement été mise en service par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, ce 27 février.

Il y avait, ce 27 janvier à Yaoundé, comme un parfum de nouveau départ dans l’air. Sous les regards attentifs des personnels, des étudiants de la première cuvée et des enseignants, la Direction générale du Budget (DGB) a officiellement lancé son centre d’excellence.

Au cours de cette cérémonie, a-t-on appris sur place, le centre officiellement mis en service a pour objectif affiché de doter la DGB d’un outil de formation à la hauteur de ses ambitions et des exigences croissantes en matière de gestion des finances publiques. Concrètement, il s’agit d’un centre dédié au renforcement des capacités des personnels, pensé comme une école en alternance, avec une formation continue, structurée et cohérente, adaptée aux curricula et conforme aux dispositions du statut général de la fonction publique consacrant le droit à la formation. « Il était temps d’offrir à la DGB une structure qui lui permette de standardiser ses compétences, d’harmoniser ses pratiques et d’asseoir une véritable culture professionnelle », a indiqué Cyrill Edou Alo’o.

Pour le directeur général du Budget, ce centre d’excellence vient alors répondre à une nécessité longtemps ressentie au sein de cette direction stratégique du ministère des Finances. Car en effet la DGB rassemble, depuis toujours, des personnels aux profils diversifiés. Mais, si cette diversification, a reconnu le directeur général, est source de richesse et d’innovation, elle a néanmoins souvent constitué un défi majeur. Il était donc temps pour les équipes de la DGB, qui ne disposaient jusqu’ici d’aucun cadre structuré spécifiquement conçu pour l’apprentissage du métier budgétaire, de se doter d’un cadre spécifique de renforcement des capacités qui vient combler ce vide.

Gratuite et accessible aux personnels de la DGB, avant une ouverture progressive aux structures connexes, la formation se veut complète. Elle est structurée en quatre blocs, constituant un cursus annuel de 45 cours dispensés en 758 heures par 34 enseignants. Non diplômante, elle n’en demeure pas moins exigeante, car les apprenants sont tenus d’y assister avec assiduité.

Prenant la parole, le Minfi Louis Paul Motaze a salué « une étape décisive dans la modernisation de la gestion budgétaire ». Selon lui, l’État attend de la DGB rigueur, performance et innovation. « Nous devons disposer d’équipes parfaitement formées, capables d’anticiper les mutations, de sécuriser les procédures et d’optimiser l’allocation des ressources publiques », a-t-il déclaré, invitant les auditeurs à faire de ce centre un véritable creuset d’excellence.

Au-delà des discours, c’est une vision qui se dessine : celle d’une administration budgétaire professionnalisée, soudée autour de standards communs et d’une culture partagée. En misant sur la formation continue, la DGB affirme sa volonté d’inscrire son action dans la durée, avec des personnels mieux outillés pour relever les défis d’une gouvernance financière toujours plus exigeante.

Pour les auditeurs, l’histoire commence maintenant. Et pour la DGB, c’est peut-être le début d’une nouvelle ère.

Julien Efila

 

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