Réaction: Barnabé  Okouda, Directeur exécutif du Camercap-Parc

« L’immobilisme tue : s’adapter ou disparaître, telle est la loi du monde moderne »

Une théorie de management devenue rhétorique stipule qu’une organisation qui cesse d’innover et qui ne s’adapte pas à l’évolution de son environnement finit par mourir.

Le but visé par cette autre note de veille est un cri de cœur. Elle tient à sonner l’alarme auprès des autorités monétaires et de toutes les personnes en capacités, afin de modifier nos attitudes et nos pratiques.

Selon ses statuts, la Beac jouit de la pleine indépendance comme autorité monétaire. Or, gouverner (la Beac a bien un gouvernement) c’est prévoir et anticiper, être proactif et donc agir en temps réel en s’adaptant à l’évolution de l’environnement.

La pire des attitudes déconseillées par toutes les écoles et tous les enseignements du management moderne, est l’inaction et l’inertie face à un monde qui court et un environnement en mutation permanente.

Les 05 évidences exposées dans la présente note ne sont pas nouvelles. Tout le monde les voit et les vit au quotidien depuis des années. Les économies de la sous-région en pâtissent et continuent à trainer le peloton de queue en Afrique et dans le monde.

Se contenter des résultats « internes » positifs alors que les populations de la sous-région s’enlisent ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt.

Quelque chose doit être fait en urgence pour sortir de cette risée, ne serait-ce que par rapport à la considération de nos frères de la zone Uemoa. Le développement et le bien-être, c’est aussi et d’abord la perception que l’on a de soi !

L’économie ou la puissance économique est un champ de bataille où les rapports de force font le principe du jeu. C’est le dominant qui dicte sa loi.

Le cas de l’actuel Président américain Donald Trump et son MAGA (Make America Great Again) en est une parfaite illustration. Il impose « sa » paix à tous. Au point de convoquer des chefs d’État africains pour l’introniser « Prix Nobel de la paix ».

Les pays de la zone Cemac doivent le réaliser et en prendre acte. Et c’est l’occasion où jamais de passer à la vitesse requise dans le processus de fusion Cemac/Ceeac, afin d’atteindre au moins la masse critique en termes de population (220 millions d’habitants).

La politique politicienne et la mal gouvernance continuent de plomber les efforts volontaristes affichés. Le monde avance, l’Afrique progresse, la Cedeao fait des grands bonds.

La Cemac et le Cameroun doivent courir, au risque d’être largués et de laisser la pauvreté et la misère aux générations futures comme héritage après 2030. Le Rendez-vous étant déjà fatalement hypothéqué.

 

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