Qualité de service: LA DGTCFM engage sa marche vers la certification ISO 9001
Le lancement officiel de ce processus qui vise à améliorer la qualité des services, à renforcer la performance et à aligner le fonctionnement de cette direction générale du Minfi sur les standards internationaux a eu lieu le 18 septembre dernier à Yaoundé.
Et si l’excellence devenait la norme dans l’administration publique camerounaise ? C’est le pari que fait la Direction générale du Trésor, de la Coopération financière et monétaire (DGTCFM), en lançant officiellement, le 18 septembre 2025, sa démarche de certification à la norme ISO 9001:2015, premier pas d’un processus rigoureux qui vise à hisser cette direction stratégique à un niveau de performance conforme aux standards internationaux en matière de management de la qualité.
L’initiative n’est pas improvisée. Elle est conduite sous l’expertise technique de l’Agence des Normes et de la Qualité (ANOR), qui assurera un accompagnement méthodique tout au long des 18 mois que durera le processus. Loin d’être un simple label à accrocher sur un mur, la certification ISO 9001 est un véritable outil de transformation en profondeur. Elle permet, selon Chantal Andely, directrice générale de l’ANOR, qui a salué cette démarche « exemplaire » de la DGTCFM, de bâtir une organisation solide, agile, et capable d’anticiper et de répondre efficacement aux besoins des parties prenantes.
Le processus de certification se déroulera en quatre grandes étapes complémentaires, chacune jouant un rôle structurant dans l’évolution progressive de la DGTCFM vers la conformité aux exigences de la norme. Tout commence par une phase de lancement et de diagnostic, d’une durée de trois mois. Cette étape préliminaire est essentielle pour évaluer l’existant, ’identifier les écarts par rapport aux exigences ISO 9001, planifier les actions à mener. Mais surtout de sensibiliser l’ensemble du personnel à la culture qualité.
Vient ensuite la phase de mise en conformité, qui s’étend sur une période de douze mois. C’est ici que la transformation prend forme. La DGTCFM élaborera sa politique qualité, cartographiera ses processus, identifiera les risques associés à ses activités et mettra en place les actions correctives nécessaires. Cette phase est cruciale pour créer les fondations solides d’un système de management de la qualité fonctionnel et durable.
La troisième étape, prévue sur trois mois également, est celle de la préparation à la certification. Elle est marquée par la conduite d’audits internes dits « à blanc », le traitement des éventuelles non-conformités identifiées et, enfin, l’audit de certification proprement dit. Cette période est celle de la vérité et permettra de tester la maturité du système mis en place, et de confirmer l’aptitude de la DGTCFM à être certifiée.
Enfin, une phase de suivi sera enclenchée une fois la certification obtenue. Elle a pour objectif de mesurer l’efficacité du système, d’identifier des pistes d’amélioration continue, et d’assurer la pérennité des résultats acquis. Car l’objectif ultime n’est pas simplement d’obtenir la certification, mais de la maintenir et d’en faire un levier permanent de performance. S’adressant aux équipes de la DGTCFM, le ministre délégué a insisté sur l’importance de cette dynamique : « Ce processus témoigne de l’engagement fort de la DGTCFM à se moderniser, à renforcer sa gestion et à s’aligner sur les meilleures pratiques en matière de gouvernance publique. »
Si la démarche aboutit, la DGTCFM deviendra la première administration centrale du Cameroun à obtenir la certification ISO 9001. Elle rejoindra ainsi un cercle restreint d’organismes publics ayant déjà franchi ce cap, à l’image du Port autonome de Douala (PAD) et de la Société de Presse et d’Édition du Cameroun (SOPECAM), qui bénéficient déjà de cette reconnaissance internationale.
Par Julien Efila

