Projets routiers: 110 chantiers passés au crible du Mintp

Du 2 au 4 septembre dernier, ces projets d’infrastructures routières ont été passés en revue avec pour objectif pour le maître d’ouvrage de lever les blocages et redonner de l’élan à ceux qui sont à l’arrêt, à l’abandon ou en retard.

Routes abandonnées, travaux à l’arrêt, populations frustrées. Le constat est amer, mais le gouvernement entend bien inverser la tendance. Du 2 au 4 septembre 2025, le ministère des Travaux publics (Mintp) a procédé à l’examen de 110 projets routiers. À l’occasion de ce qui est appelé sur place la revue technique de haut niveau, l’objectif affiché par ce département ministériel était de relancer l’exécution, dénouer les blocages et insuffler une dynamique nouvelle à la réalisation des infrastructures routières à l’arrêt à l’abandon ou encore en retard.

Tenue dans la salle de réunion de l’immeuble ministériel nᵒ 1 à Yaoundé, la rencontre a rassemblé l’ensemble des acteurs de la chaîne de mise en œuvre des projets, entre autres, les équipes projets, missions de contrôle et entreprises de travaux. L’examen a été structuré autour de quatre axes prioritaires : l’évaluation de l’état d’avancement des chantiers en cours, l’identification des freins qui empêchent le démarrage des projets déjà contractualisés, l’anticipation des difficultés sur les projets en phase de lancement, et enfin, la définition de mesures concrètes pour améliorer l’exécution dans les mois à venir.

L’approche s’est voulue méthodique et rigoureuse. Chacun des 110 projets a été analysé dans le détail : respect des délais, conformité des études, libération des emprises, mobilisation des entreprises, qualité du suivi, disponibilités financières… Aucun point n’a été laissé au hasard.

Dans son discours d’ouverture, le Mintp, Emmanuel Nganou Djoumessi a rappelé que cette revue visait avant tout à « lever les entraves à l’exécution ». Conscient des contraintes de ressources et des difficultés d’ordre administratif, il a néanmoins exhorté tous les intervenants à « faire preuve d’ingéniosité » et à intensifier les travaux dès la fin du mois de septembre.

Plus qu’une simple revue technique, cette session a également servi de cadre de dialogue structuré entre les différents partenaires. Les entreprises ont pu exposer les obstacles qu’elles rencontrent sur le terrain, tandis que les services techniques ont proposé des mécanismes de résolution immédiate ou à court terme.

Contraintes

Parmi les défis majeurs évoqués : les retards de paiement, les lenteurs dans les procédures d’approbation ou de validation des études, les problèmes de libération d’emprise, ainsi que les insuffisances dans la coordination entre les acteurs. Des recommandations précises ont été formulées pour chaque situation, dans le but d’éviter l’enlisement des chantiers.

La relance de ces projets est d’autant plus cruciale que les infrastructures routières restent le socle du développement économique et social. Dans plusieurs régions, ces chantiers en souffrance bloquent l’accès aux marchés, freinent les échanges, et accentuent le sentiment d’abandon chez les populations.

Clôturée le jeudi 4 septembre par un point de presse du ministre, cette revue a été un exercice de transparence, mais surtout un signal fort : le temps des excuses est révolu, place à l’action.

Par Julien Efila

 

 

 

 

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