Projet gazier Yoyo-Yolanda: Plus de 15 000 emplois en perspective pour le Cameroun

Avec des réserves de 2 500 milliards de pieds cubes de gaz, la construction de deux pipelines destinés au champ gazier transfrontalier Cameroun-Guinée équatoriale promet des revenus importants et une croissance économique durable tout en générant des milliers d’emplois directs et indirects.

Le Cameroun s’apprête à récolter les fruits économiques d’un projet gazier ambitieux. La validation, le 19 novembre dernier au cours d’une rencontre au siège de la Société nationale des Hydrocarbures (SNH) à Yaoundé entre Nathalie Moudiki, en qualité de représentante de l’administrateur directeur général, et Teodoro Nguema Obiang Mangue, le vice-président de la République de Guinée équatoriale, de la construction des pipelines reliant le champ Yoyo/Yolanda au centre de traitement de Bipaga marque une étape décisive pour le développement économique national.

La construction des pipelines devrait mobiliser plusieurs milliers d’emplois directs et indirects. Les secteurs de la construction, du transport, de la logistique et des services connexes seront particulièrement impactés. Les communautés riveraines bénéficieront également d’une stimulation économique locale : création de PME sous-traitantes, formation professionnelle et nouvelles activités commerciales. Selon les projections, près de 5 000 emplois pourraient être générés directement par le chantier, tandis que l’effet multiplicateur pourrait créer jusqu’à 15 000 emplois indirects dans l’ensemble de l’économie.

Le centre de traitement de Bipaga permettra au Cameroun de transformer le gaz sur son territoire avant exportation, augmentant ainsi la valeur ajoutée locale. Les recettes fiscales devraient connaître un renforcement substantiel, offrant au gouvernement une meilleure prévisibilité budgétaire et réduisant la dépendance aux importations d’énergie. À moyen terme, cette infrastructure pourrait contribuer à améliorer la balance commerciale et à renforcer la stabilité économique du pays.

Cela va catalyser des investissements publics et privés dans les infrastructures et les services connexes. Routes, réseaux électriques, installations logistiques et systèmes de sécurité seront modernisés pour accompagner l’exploitation des pipelines. Ces améliorations profiteront à l’ensemble de l’économie camerounaise, facilitant l’implantation d’industries locales et attirant de nouveaux investisseurs, notamment dans les secteurs manufacturiers, pétrochimique et énergétique.

La coopération avec la Guinée équatoriale pour la construction des pipelines permettra une mutualisation des infrastructures et une réduction des coûts d’exploitation. Le Cameroun bénéficiera ainsi d’un approvisionnement énergétique plus stable et compétitif, créant un environnement favorable à la croissance industrielle et à l’implantation d’investisseurs étrangers.

Par Julien Efila

 

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