Production et transformation du riz: L’État vise près de 47 000 tonnes sur trois ans

Une signature de contrat commercial entre le Minader et la société israélienne Ekobell pour la mise en place de trois agropoles au Cameroun a été signée le 6 mars dernier à Yaoundé.

Un contrat commercial lie désormais l’État du Cameroun à travers son ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) à la société israélienne Ekobell. Les deux parties ont signé le 6 mars 2026 à Yaoundé un accord de partenariat pour la mise en place de trois agropoles dédiées à la production et à la transformation du riz pluvial au Cameroun. Gabriel Mbairobe (Minader) et Idan Pinhas, directeur général d’Ekobell, ont signé un accord portant sur la mise en œuvre du programme de développement de 10 000 hectares de riziculture pluviale à haut rendement dans les régions septentrionales du pays.

En effet, ledit programme est basé sur des études réalisées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et financé par la Banque africaine de Développement (BAD), s’inscrit dans le cadre du projet de valorisation des ressources en eau à usage agropastoral et halieutique dans le septentrion. Avec cet accord de partenariat, Ekobell ambitionne une production de près de 47 000 tonnes de riz paddy dont une partie serait à blanchir, soit environ 31 289 tonnes, en augmentation de 18 % par rapport à la production nationale de riz blanchi de meilleure qualité sur une superficie de 10 000 hectares dans les localités de Mbé dans l’Adamaoua, Pola et Sirdjam dans la région du Nord.

Le projet de production et de transformation de riz pluvial va enrôler sur trois ans dès la signature de nombreux producteurs locaux et générer plusieurs emplois indirects pour un coût total de près de 98 milliards de FCFA, soit 150 millions d’euros. À en croire le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, la mise en œuvre d’un tel projet permettra au Cameroun de franchir un pas décisif pour son autosuffisance en riz. « La mise en œuvre de ce projet nécessite l’accompagnement institutionnel et la signature de ce contrat marque une étape décisive pour son implémentation. Il est attendu des administrations sectorielles un accompagnement adéquat. C’est pourquoi le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire devra engager dans les prochains jours des discussions sur les conditions de financement. J’en appelle à la mobilisation de toutes et de tous, pour une implémentation réussie de ce projet dont la mise en œuvre nous permettra de franchir un pas décisif pour notre autosuffisance en riz. « En 2030, aucune graine de riz décortiqué n’entrera sur le territoire national », a déclaré Gabriel Mbairobe.

De son côté, le directeur général de la société Ekobell estime qu’un tel projet permettra au Cameroun d’être souverain sur le plan alimentaire. « Ce projet contribuera significativement à la souveraineté alimentaire du pays. La production des semences de qualité et la mise en œuvre d’une agriculture mécanisée ainsi que de méthodes modernes de culture permettront d’améliorer les rendements et nous anticipons un rendement de quatre à cinq tonnes à l’hectare. Le projet comprend un important volet de formation et de transfert de technologies. Ekobell formera le personnel dédié au projet qui pourra par la suite, gérer celui-ci lorsqu’il sera rétrocédé à l’Etat. Cette initiative permettra la création de près de 40 000 emplois directs et indirects avec de nombreuses opportunités pour les jeunes et les femmes. Nous avons déjà obtenu une garantie de l’Agence de crédit export du gouvernement israélien, ainsi qu’un time Sheets de notre institution financière », a souhaité Idan Pinhas.

Par Arnaud Joseph Etoundi  

 

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