Prix Pierre Castel 2026: La bataille des entrepreneurs agricoles est lancée

Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 30 mai pour la 9e édition. Une opportunité stratégique pour les entrepreneurs camerounais qui veulent changer d’échelle et s’imposer sur le marché africain.

Les entrepreneurs africains ont désormais une nouvelle échéance en ligne de mire. Le Prix Pierre Castel 2026 a officiellement ouvert ses candidatures depuis le 1er avril, marquant le lancement de sa 9e édition. Le lauréat national recevra 25 000 euros (16,3 millions FCFA) et le super lauréat panafricain, choisi parmi les lauréats nationaux, recevra 35 000 euros (22,9 millions FCFA). Mais surtout, un accompagnement sur mesure mêlant mentorat, coaching et mise en réseau pour faire grandir des entreprises déjà en mouvement. Le gagnant de cette édition au Cameroun succédera ainsi à Astrid Nfongmo Ndangang, fondatrice de Yeülah, une entreprise qui transforme des poissons d’eau douce comme le silure et le kanga en saucissons diététiques sans conservateurs.

Cette année, le dispositif s’étend à sept pays, au lieu de six comme par le passé, avec l’entrée du Bénin dans le programme. Une ouverture qui renforce la dimension panafricaine du Prix et élargit le vivier de talents. Chaque pays désignera son lauréat national, avant qu’un super lauréat continental ne soit choisi parmi eux. Mais au-delà des montants financiers, c’est bien l’accompagnement qui fait la différence. Le programme promet un suivi structuré pour aider les entrepreneurs à franchir un cap décisif. « Ce soutien permet d’accélérer des projets qui ont déjà fait leurs preuves, mais qui ont besoin d’un coup de pouce pour changer d’échelle », confie un partenaire du dispositif.

Porté par le Fonds Pierre Castel et le Groupe Castel, ce prix cible une catégorie bien précise : des entrepreneurs déjà installés, capables de prouver que leur activité fonctionne et qu’elle peut aller plus loin. « Le Prix s’adresse à ceux qui ne sont plus au stade de l’idée, mais déjà dans l’action », résume un responsable du programme. Autrement dit, ici, on ne récompense pas une promesse, mais une trajectoire. Dans un contexte où les systèmes alimentaires africains restent fragiles, l’initiative mise sur des solutions concrètes. Production, transformation, distribution : tous les maillons sont concernés, à condition d’apporter une réponse claire à un problème réel. « L’objectif est de soutenir des projets qui améliorent durablement la façon de produire et de consommer », souligne l’organisation.

Pour candidater, les critères sont stricts. Il faut être âgé de 18 à 45 ans, diriger une entreprise active depuis au moins deux ans et présenter des résultats concrets. Les candidats doivent également démontrer leur capacité à développer leur activité et à générer un impact économique et social mesurable. Les dossiers sont attendus jusqu’au 30 mai 2026. Une période décisive pour les candidats, appelés à défendre leur vision et leur capacité à transformer leur secteur. Car derrière ce prix, se joue bien plus qu’une récompense : une place dans une dynamique continentale où l’agriculture et l’alimentation deviennent des leviers majeurs de croissance.

H.T

 

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