Pomme de terre, Patate douce: Dénicher 962 milliards pour booster les deux filières

Le projet s’inscrit dans le cadre du développement de ces deux spéculations, en adéquation avec la politique d’import-substitution, et ambitionne de passer de 321 755 tonnes à 1,2 millions de tonnes pour l’un et de 517 281 tonnes à 1,5 million de tonnes pour l’autre, à l’horizon 2030.

Passer de 321 755 tonnes à 1,2 millions de tonnes de pomme de terre produite, et de 517 281 tonnes à 1,5 million de tonnes de patate douce produite à l’horizon 2030. C’est l’ambitieux challenge qu’entend relever le gouvernement. Pour ce faire, il est question de dénicher 962 milliards Fcfa dans le cadre de ce projet déjà dédié au développement des filières pomme de terre et patate douce. Un projet en phase de maturation en adéquation avec la politique d’import-substitution et qui vise à assurer la sécurité alimentaire du pays.

Les prévisions du gouvernement sont contenues dans le projet de développement durable des chaînes de valeur pomme de terre et patate douce (P2DCV2P), en cours d’implémentation au ministère de l’Agriculture et du Développement rural (Minader). D’ailleurs, un atelier de consolidation et d’examen des éléments de maturité dudit projet s’est tenu à Douala du 11 au 16 août 2025. L’objectif du projet est le développement durable et la compétitivité des chaînes de valeur pomme de terre et patate douce, en vue du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et une amélioration des acteurs impliqués.

En ligne de mire, figure en bonne place l’amélioration des rendements de la pomme de terre de 12 à 20 tonnes produites à l’hectare à l’horizon 2030. Mais aussi booster les rendements de la patate douce qui passeraient de 07 à 15 tonnes à l’hectare au cours de la période susvisée. Il est aussi question de faciliter l’accès aux intrants de production et de transformer 30% de la production de patate douce issue de l’accompagnement du projet en farines panifiables, purées alimentaires, chips, etc.

600 000 producteurs

Par ailleurs, le projet vise à terme la structuration et le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de valeurs pomme de terre. A la clé, 161 coopératives semencières de 40 membres possédant au moins 05 hectares chacun ; six grands producteurs ayant chacun 2000 hectares ; 100 coopératives de nouveaux producteurs de 20 membres ayant chacun cinq hectares de terrain au moins ; 3218 anciens producteurs individuels ayant au moins cinq hectares et 27 transformateurs à raison d’un transformateur pou 600 producteurs. S’agissant de la patate douce, c’est 48 coopératives semencières et 2351 producteurs possédant au moins un demi-hectare et 30 transformateurs qui sont impliqués.

Il convient de relever que dans sa phase opérationnelle, les promoteurs misent sur un ciblage social et genre et va mobiliser aux bas mots 600 000 producteurs, avec une emphase sur l’accès équitable aux ressources d’au moins 30% des jeunes et d’au moins 50% de femmes.

Dans sa réaction, le ministre de l’Agriculture, Gabriel Mbairobe, indique que l’atelier vise à mettre en place une politique d’augmentation de la production de la pomme de terre et de la patate douce. En fin d’année 2024, rappelle-t-il, le chef de l’Etat, Paul Biya, a instruit au gouvernement d’accélérer la politique d’import-substitution pour permettre à notre pays de préserver, non seulement des ressources importantes, mais aussi d’améliorer notre balance commerciale.

Partenaire au Projet, le directeur-pays du Programme alimentaire mondial (PAM) au Cameroun, Gianluca Ferrera, indique que le projet peut promouvoir la transformation en connectant les petits producteurs aux grandes chaînes de production, afin de renforcer et passer à l’échelle dans la transformation de la production des petits producteurs aux moyens transformateurs.

EM

 

About Post Author

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Solve : *
24 ⁄ 12 =


Enregistrez vous à notre newsletter