PME camerounaises: Le virage technologique amorcé avec le soutien de l’Italie

Réunis à Yaoundé le 25 mai 2026, le MINPMEESA et la diplomatie italienne ont lancé une synergie d’envergure visant le parrainage des startups où la modernisation technique et la labélisation de qualité sont au programme pour transformer durablement l’économie locale. 

Le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie Sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA), Achille Bassilekin III, a accordé le 25 mai 2026 à Yaoundé, une audience stratégique à l’ambassadrice d’Italie au Cameroun, S.E Nathalie Sanginiti. Au cœur des échanges, la redynamisation de la coopération sectorielle entre Yaoundé et Rome, avec des objectifs de booster le tissu des PME locales, moderniser l’artisanat et accélérer le transfert de technologie à travers l’accès aux machines-outils italiennes. Le partenariat bilatéral entre le Cameroun et l’Italie franchit un nouveau cap dans un contexte économique mondialisé où la compétitivité territoriale repose sur la solidité du tissu entrepreneurial local, Yaoundé et Rome entendent densifier leurs liens techniques et commerciaux. L’audience accordée par le ministre Achille Bassilekin III et à la diplomate italienne Nathalia Sanginiti pose les jalons d’une feuille de route ambitieuse, connectant directement le savoir-faire industriel italien aux besoins de modernisation des entrepreneurs.

L’un des premiers chantiers opérationnels de cette coopération renforcée concerne l’écosystème de l’innovation. En perspective du prochain Salon international de l’entreprise, de la PME et du partenariat de Yaoundé (PROMOTE 2026), le gouvernement camerounais affiche des ambitions claires. Le MINPMEESA a formellement sollicité l’appui de la diplomatie italienne pour identifier deux grandes entreprises de la péninsule capables de parrainer des cohortes de startups locale. Ce projet de mentorat vise à intégrer les jeunes pousses camerounaises au sein d’incubateurs structurés, bénéficiant ainsi de l’expertise managériale et technologie italienne. Pour les autorités camerounaises, il s’agit non seulement de sécuriser le parcours de croissance de ces startups, mais aussi de leur ouvrir les portes des marchés européens grâce à des ponts industriels directs. Au-delà de la Tech et des startups, l’artisanat, véritable pilier de l’économie informelle et inclusives au Cameroun figure en bonne place dans cet accord de partenariat. Dans l’optique du Salon international de l’Artisanat du Cameroun (SIARC 2026), Yaoundé sollicite l’expertise de terrain de l’Italie.

Le véritable saut qualitatif de cette coopération réside toutefois dans la vision à moyen et long termes défendue par le MINPMEESA. Le principal frein à la compétitivité des PME camerounaises demeure la faiblesse de leur outil de production et c’est dans cette dynamique que l’expertise italienne prend tout son sens. En effet, l’Italie est l’un des leaders mondiaux de la fabrication de biens d’équipement et de machines-outils robuste, adaptées aux structures de taille intermédiaire. L’accord ambitionne de faciliter l’accès des entrepreneurs camerounais à ces équipements de pointe. En important des machines-outils italiennes, les structures locales pourront automatiser une partie de leur production, réduire les coûts de fabrication et standardiser leurs produits. Ce volet s’accompagnera également d’un partage de modèle basé sur les « districts industriels » italiens, ces réseaux géographiques de PME ultraspécialisées qui font la force économique de la péninsule. En transformant sur place ses matières premières grâce à des outils modernes et des compétences renforcées, le pays réduit sa dépendance aux importations.

Par A. J. E

 

 

 

 

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