Parfait Siki, secrétaire exécutif de la Fedipresse: « La presse écrite est vouée à disparaitre »
Quelle est la finalité des « Yello Press Awards » dans l’amélioration de la qualité de la production journalistique ?
Le catalyseur que nous voulons déclencher en matière de qualité de la production est un travail que nous faisons par étapes. Nous avons déjà entamé le chantier de la numérisation, du digital. Mais il faut que, lorsque les internautes et les lecteurs se tournent vers les journaux, ils y trouvent un contenu de qualité.
Il existe des dysfonctionnements, quelques écueils qui minent la presse. Mais on peut régler ce problème en incitant à une meilleure qualité, en encourageant l’excellence. Et c’est ce que nous voulons faire avec les « Yello Press Awards ».
Quels sont les défis auxquels la presse écrite camerounaise fait face aujourd’hui ?
Il faut dire les choses. Il n’est pas besoin d’être devin pour se rendre compte que la presse écrite telle que nous l’avons connue, celle du papier, est vouée à disparaître ces dernières années. Aujourd’hui, il faut apporter le journal là où se trouve le lecteur. Ce ne sera plus le lecteur qui cherchera le journal. Il faut donc amener le journal dans les smartphones des lecteurs. Et cela ne peut plus se faire par l’impression, mais uniquement par la digitalisation.
La presse écrite est donc vouée à se digitaliser, à se numériser, afin de survivre. Elle a perdu énormément de parts de marché : elle n’a plus de publicité, elle n’a plus de lecteurs, simplement parce qu’elle a du mal à être accessible au plus grand nombre. Le défi principal, c’est donc d’aller vers la digitalisation pour réussir la transition numérique.
Propos recueillis par Julien Efila

