Législatives et municipales 2026: Les députés appellent à l’apaisement politique
À l’ouverture de la première session ordinaire de l’année législative 2026, la doyenne d’âge de la chambre basse du parlement a exhorté les partis politiques à plus de responsabilité pour un meilleur encadrement de leurs militants pendant la nouvelle période d’attente de ces scrutins.
La première session ordinaire du Parlement pour l’année législative 2026 s’est ouverte ce mardi 10 mars à l’Assemblée nationale et au Sénat, dans un contexte politique marqué par de fortes attentes.
À l’Assemblée nationale, l’honorable Soppo Toute Marlyse a saisi l’occasion de la séance plénière d’ouverture pour lancer un appel appuyé aux formations politiques en vue des prochaines législatives et des municipales, dont les échéances seront définitivement fixées à l’occasion de cette session parlementaire, invitant l’ensemble des acteurs à préserver un climat politique apaisé dans le pays.
Dans son allocution d’ouverture, la parlementaire a insisté sur la nécessité pour les partis politiques d’encadrer leurs militants et de privilégier la responsabilité dans le débat public. Selon elle, la période qui s’ouvre doit être marquée par la retenue et la maturité politique, afin d’éviter toute crispation à l’approche des consultations électorales à venir.
Cet appel intervient après les violences postélectorales observées à la suite de la présidentielle du 12 octobre dernier. « Après les joutes postélectorales au lendemain de la présidentielle, le Cameroun a besoin d’un climat apaisé à l’occasion des prochaines consultations électorales », a-t-elle déclaré.
Pour la doyenne d’âge, les formations politiques appelées à prendre part aux futures élections ont une responsabilité particulière dans la préservation de la stabilité politique. Elle les a ainsi exhortées à mieux encadrer leurs militants pendant la période d’attente qui précédera les scrutins, afin que la compétition politique se déroule dans un esprit républicain.
Au-delà de cet appel à l’apaisement, la parlementaire a également apporté des précisions sur la question du calendrier électoral, sujet qui alimente les débats dans l’opinion publique. Elle a notamment évoqué la perspective d’un report des élections municipales et législatives couplées. S’appuyant sur le message adressé à la jeunesse par le chef de l’État le 10 février 2026, à l’occasion de la célébration de la 60ᵉ édition de la Fête nationale de la jeunesse, elle a indiqué qu’un « léger réajustement » du calendrier électoral avait été annoncé.
Dans ce contexte, la doyenne d’âge a expliqué que les procédures de report diffèrent selon les scrutins concernés. Le report des élections municipales relève d’un acte réglementaire, à savoir un décret présidentiel conformément aux dispositions du code électoral. En revanche, le report des élections législatives doit passer par une loi adoptée par l’Assemblée nationale, comme l’exige la Constitution.
Mais le discours de la députée RDPC a également remis sur la table une autre attente majeure de la classe politique et de l’opinion, notamment la formation du futur gouvernement, qui n’arrive toujours pas. Cette référence n’est pas passée inaperçue dans un contexte où la composition de l’équipe gouvernementale demeure attendue par de nombreux observateurs.
Par Julien Efila

