Le Mindcaf opte pour une solution numérique pour l’immatriculation foncière
Le Ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières (Mindcaf) a franchi une nouvelle étape dans la modernisation de ses services avec la signature, le 25 août 2025, d’un protocole d’accord avec la Société des Opérations Foncières Immobilières du Cameroun (SOFICAM). La cérémonie, présidée par le ministre Henri Eyebe Ayissi, a marqué le lancement d’un projet pilote de digitalisation des procédures dans le département de la Lékié.
Ce programme repose sur le déploiement du logiciel SOFICAM Soft Revolution 2.0.0., conçu pour centraliser, automatiser et optimiser les opérations liées à l’immatriculation foncière, à la planification territoriale et aux transactions immobilières. L’objectif est de réduire les délais de traitement, de limiter les lenteurs administratives et de renforcer la transparence dans la gestion domaniale et cadastrale. Le choix du numérique intervient dans un contexte marqué par l’accumulation des dossiers en attente, la complexité des procédures et les risques liés au traitement manuel. Avec cette innovation, les usagers pourront accéder à une information sécurisée, suivre l’évolution de leurs demandes en temps réel et éviter les déplacements multiples. La réforme ambitionne également de restaurer la confiance des citoyens et de créer un cadre attractif pour les investisseurs, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’immobilier et des infrastructures.
La réussite de cette initiative dépendra de la formation du personnel, de la sensibilisation des usagers et de la mise en place d’une infrastructure numérique robuste. À terme, cette expérience pilote devrait permettre au Cameroun d’entrer pleinement dans l’ère de la gouvernance foncière numérique, conformément à la vision de modernisation prônée par le Président de la République, Son Excellence Paul Biya.
Le Mindcaf, créé en 1972 et réorganisé en 2004, est chargé de la gestion des domaines, du cadastre et des affaires foncières au Cameroun. Il conduit depuis plusieurs années des réformes pour sécuriser le patrimoine foncier et renforcer la transparence dans l’immatriculation des terres.

