Infrastructure routière: Quand le Bitume défie les pluies à Bamenda
Sous un ciel pluvieux dans la région du Nord-Ouest, le projet de construction de la traversée urbaine en deux fois deux voies entre dans une phase charnière, avec un taux de réalisation de 26,09% au 2 mai 2026, malgré des intempéries de plus en plus fréquentes.
À Bamenda, le ballet des engins de génie civil ne faiblit pas, malgré des fortes précipitations de plus en plus fréquentes qui s’abattent sur la ville. Le projet de construction de la traversée urbaine en deux fois deux voie prend progressivement forme et entre dans sa phase charnière, affichant un taux de réalisation de 26,09% au 2 mai 2026, grâce aux prouesses techniques de l’entreprise BUN ‘S qui maintient la cadence sur le chantier. Entre boue, défis techniques et libération des emprises, il faut de la ténacité pour transformer le visage d’une cité aussi dynamique que Bamenda. Sur le terrain, l’odeur du bitume frais se mêle à celle de la terre humide. Ici, le projet qui est une réalité physique, s’étire sur un linéaire de 6,5 kilomètres. Cet important projet qui est crucial pour la fluidité du trafic et le rayonnement économique de la ville, franchit peu à peu les étapes, malgré une météo de plus en lus capricieuse.
Le récapitulatif du 02 mai 2026 fait par la mission de contrôle des travaux sur le chantier de la traversée urbaine à Bamenda, affiche un taux de réalisation de 26,09%. Si ce pourcentage peut sembler modeste aux yeux d’un citoyen lambda, il cache une réalité technique complexe, car l’installation du chantier, véritable ossature du projet, est déjà exécutée à 54%, garantissant une base logistique solide pour la suite des travaux. Malgré l’obstacle majeur qu’est la météo, les terrassements généraux qui constituent l’épine dorsale de la route, ont été rendus particulièrement ardus par les précipitations records au mois d’avril. Pourtant, les équipes ont réussi l’exploit de traiter 4,4 kilomètres de terrassement. À noter que sur le front de la chaussée, l’évolution est palpable avec la couche de forme qui est désormais en place sur 2,5km, tandis que la plateforme de la route est prête sur 2,1km. Plus en profondeur, la couche de fondation a déjà été stabilisée sur 1,9km.
Il faut dire que l’un des points forts du chantier de la traversée urbaine de Bamenda réside sur son volet hydraulique. Pour éviter que la future deux fois deux voies ne se transforme en canal de navigation lors des crues, l’accent a été mis sur la préfabrication. Au 02 mai 2026, 10 ouvrages hydrauliques majeurs sont achevés et cinq autres sont en cours de construction. Toutefois, le déploiement des réseaux d’évacuation d’eau est tout aussi impressionnant. Surtout que les caniveaux préfabriqués couvrent déjà un linéaire de 4538 mètres linéaires (ml), et plus de la moitié (soit 3 384 ml) sont déjà posés. Cette anticipation stratégique permet de sécuriser l’évacuation des eaux, d’autant plus que l’entreprise adjudicataire veille à la protection des couches de chaussée déjà réalisées contre l’érosion pluviale.
Certes, les travaux sur la traversée urbaine de Bamenda imposent leur lot de désagréments tels que la poussière ou la boue, les déviations et autres bruits de moteurs, mais l’espoir d’une ville désengorgée l’emporte sur la gêne passagère. Cette traversée urbaine est un levier de croissance qui faciliterait l’accès aux marchés tout en réduisant les temps de trajet. L’entreprise BUN’S, sous la surveillance rigoureuse de la mission de contrôle du ministère des Travaux Publics, semble déterminée à maintenir ce rythme, malgré les caprices de dame nature qui ralentissent la progression rapide des travaux. Chaque jour, le chantier de la traversée urbaine de Bamenda se transforme couche après couche sous le regard des populations, dessinant la route sous les roulements d’aciers des premiers engins de compactage.
Par Arnaud Joseph Etoundi

