Inclusion financière en Afrique : l’exemple du Togo
Sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le Togo s’impose aujourd’hui comme une véritable référence en matière d’inclusion financière en Afrique subsaharienne. Grâce à une vision politique claire, des réformes ambitieuses et une volonté constante de rapprocher les services financiers des populations, le pays a réussi à bâtir un modèle salué dans l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine et au-delà.
L’inclusion financière n’est plus uniquement une question bancaire. Elle constitue désormais un puissant levier de transformation économique et sociale. Permettre à chaque citoyen, y compris dans les zones rurales les plus reculées, d’accéder à un compte bancaire, à un crédit, à des solutions d’épargne ou à des moyens de paiement modernes, revient à créer les conditions d’une croissance plus équitable, plus inclusive et plus durable.
Le choix stratégique des autorités togolaises de faire de l’inclusion financière une priorité nationale apparaît aujourd’hui comme une décision visionnaire. À travers une stratégie nationale structurée, le gouvernement a misé sur la modernisation des services financiers, le développement du mobile money, le renforcement des institutions de microfinance ainsi que la création du Fonds national de la finance inclusive.
Les résultats parlent d’eux-mêmes. Le taux d’inclusion financière au Togo a dépassé les 89 % en 2024, plaçant le pays parmi les meilleurs élèves de l’UEMOA et faisant du Togo une référence pour l’ensemble de l’Afrique subsaharienne. Cette progression remarquable traduit les efforts conjoints du gouvernement, des banques, des institutions de microfinance, des opérateurs de téléphonie mobile et de l’ensemble des acteurs de l’écosystème financier.
Cette réussite n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur une chaîne institutionnelle solide et un engagement constant des responsables en charge du secteur. La Direction nationale de l’inclusion financière joue un rôle central dans la coordination des politiques publiques, le suivi des programmes et l’accompagnement des populations vers les services financiers modernes.
Il convient également de saluer l’engagement déterminant de madame Mazamesso Assih ( ministredel’inclusionfinancière et du Développement à la base), dont l’action a fortement contribué au rayonnement du Togo dans ce domaine. À travers une politique volontariste, des réformes adaptées et une mobilisation permanente des acteurs du secteur, elle a permis au pays de consolider son leadership régional et de renforcer la confiance des populations dans les mécanismes financiers modernes.
L’expérience togolaise démontre qu’une politique efficace d’inclusion financière peut produire des impacts directs sur la réduction de la pauvreté, la création d’activités génératrices de revenus, l’autonomisation des femmes et des jeunes, ainsi que le développement des petites et moyennes entreprises. Le FNFI, notamment, a permis l’octroi de millions de crédits à des populations longtemps exclues du système bancaire classique.
Le Togo montre également que l’innovation digitale constitue aujourd’hui un levier essentiel pour démocratiser l’accès aux services financiers. Le développement du mobile banking, des fintechs et des plateformes numériques rapproche davantage les populations du système financier formel et favorise une économie plus moderne et plus compétitive.
Face à ces avancées, de nombreux pays africains gagneraient à s’inspirer du modèle togolais. L’inclusion financière doit désormais être considérée comme un pilier majeur des politiques publiques de développement. Elle favorise non seulement la croissance économique, mais également la stabilité sociale et la résilience des populations face aux crises économiques.
À travers cette dynamique, le gouvernement togolais démontre qu’avec une vision claire, une gouvernance efficace et des institutions engagées, l’Afrique est capable de bâtir des systèmes financiers inclusifs aptes à transformer durablement les conditions de vie des populations. Le Togo ouvre ainsi une voie que plusieurs nations africaines devraient suivre pour construire une économie plus forte, plus moderne et véritablement accessible à tous.
Bertrand Eba

