Forêts et faune : Cap sur les défis de 2026

Axée sur la gestion durable des écosystèmes, la restauration forestière et la gouvernance, les grandes priorités du Minfof ont été présentées, ce 27 janvier à Yaoundé, par Jules Doret Ndongo à l’occasion de la conférence annuelle de ce département ministériel.

« Gestion durable des écosystèmes forestiers et fauniques face aux défis émergents ». C’est sous ce thème que se sont tenus, le 27 janvier à Yaoundé, les travaux de la conférence annuelle des responsables des services centraux et déconcentrés du ministère des Forêts et de la Faune (Minfof). Réunissant responsables des services centraux et déconcentrés, structures sous tutelle et experts du secteur, cette rencontre a permis au ministre des Forêts et de la Faune, de dévoiler les principaux défis qui attendent le sous-secteur à l’horizon 2026.

Parmi les défis majeurs inscrits dans la feuille de route 2026 figure le développement des plantations forestières. Cette option est présentée comme une réponse durable à la pression exercée sur les forêts naturelles, tout en soutenant l’approvisionnement de l’industrie du bois et la mise en œuvre de la politique nationale d’import-substitution. À cela s’ajoute la restauration des paysages forestiers dégradés, considérée comme un levier essentiel pour renforcer la résilience écologique et lutter contre les effets du changement climatique.

Autre priorité structurante annoncée : la réalisation d’un inventaire national multi-ressources. Cet outil devra permettre une meilleure connaissance du potentiel forestier et faunique du pays, condition indispensable à une planification rationnelle et à une exploitation durable des ressources. Il s’inscrit dans la volonté du Minfof d’asseoir les décisions publiques sur des données fiables et actualisées.

La gouvernance du sous-secteur constitue également un défi central à relever en 2026. Le ministre s’est félicité des avancées enregistrées grâce au système intégré de gestion de l’information forestière, qui a permis la dématérialisation progressive des procédures et le renforcement de la transparence. Toutefois, des efforts supplémentaires restent nécessaires pour consolider ces acquis et améliorer l’efficacité de l’action administrative sur le terrain.

La feuille de route 2026, met, par ailleurs l’accent sur le rôle des aires protégées dans l’amélioration des conditions de vie des communautés riveraines. L’enjeu est de renforcer l’adhésion des populations locales aux politiques de conservation, en faisant de la faune et des écosystèmes protégés de véritables moteurs de développement local et inclusif.

 

Enfin, la question de la mobilisation des financements demeure un défi transversal. Le faible engouement observé pour le financement du plan d’urgence des arbres protégés appelle à la recherche de mécanismes innovants et réalistes. Autant de défis qui placent l’année 2026 sous le signe de la consolidation des réformes et de la mise en œuvre effective des orientations définies à Yaoundé.

Dans un contexte marqué par la déforestation, la perte accélérée de la biodiversité, les conflits fonciers et les effets du changement climatique, la gestion durable des ressources forestières et fauniques apparaît alors comme un enjeu stratégique. Pour le ministre, elle constitue « une nécessité pour garantir la pérennité de nos ressources », en conciliant les besoins économiques, sociaux et environnementaux des générations présentes et futures.

 

Par Julien Efila

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