Finances: 192,5 milliards de FCFA manquent au capital de la Bdeac

Dans son rapport d’activités annuel qu’elle vient de publier, la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale révèle que ce montant est en hausse de 2 085 % en 2024 comparativement à la situation en 2023.

La dette des actionnaires pour la libération du capital de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (Bdeac) est passée de 8,8 milliards de FCFA en 2023 à 192,5 milliards en 2024, selon un récent rapport d’activités annuel publié par l’institution financière. Ce qui représente une hausse de +2 085 % au cours de la période sous revue.

Les sommes dues par les actionnaires, au titre de la libération du capital sont réparties comme suit : Centrafrique (28,5 milliards de FCFA) ; Tchad (21,6 milliards de FCFA) ; Banque arabe pour le développement économique en Afrique (213 millions de FCFA) ; Cemac (320 millions de FCFA) ; Maroc (1,2 milliard de FCFA) ; Cameroun (21,6 milliards de FCFA) ; Congo (21,6 milliards de FCFA) ; Gabon (21,6 milliards de FCFA) ; Burundi ‘6,19 milliards de FCFA) ; France (497 millions de FCFA) ; Banque des Etats de l’Afrique centrale (68,9 milliards de FCFA).

La décision de l’assemblée générale des actionnaires de la Bdeac du 27 juillet 2023 a porté le capital social de l’institution à 1 500 milliards de FCFA, avec un relèvement de la part libérable à 25 %, afin de renforcer les fonds propres. Sur ce, les parts libérable et non libérable sont respectivement fixées à 375 milliards et 1 125 milliards. Cette augmentation de capital ne sera entièrement reflétée dans les comptes qu’après la finalisation des souscriptions par l’ensemble des actionnaires.

Dans le détail, le Cameroun, la RCA, le Congo, le Gabon, le Tchad ont souscrit chacun à 8,48% des parts du capital de la Bdeac. Ce pourcentage représente un montant de 127,2 milliards de FCFA pour chacun de ses pays. La Guinée équatoriale c’est 6,78% (101,7 milliards) ; la Beac est le plus gros actionnaire avec 33,43% (501,4 milliards). La Banque africaine de développement (BAD) c’est 0,2% (3 milliards) ; la France 0,83% (12,4 milliards) ; le Koweït, 0,07% (1 milliard) ; la Libye c’est 0,65% des parts (9,8 milliards) ; le Maroc c’est 0,40% (6 milliards) ; la Cemac, 0,16% (2,4 milliards) ; le Fonds de Solidarité Africain et la Badea détiennent chacun 0,08% (1,2 milliards) et le Burundi, 2,43% (36,4 milliards de FCFA).

La Bdeac a pour missions de promouvoir le développement durable des pays de la Cemac et de contribuer à l’intégration économique des pays de l’Afrique centrale, notamment par le financement des investissements nationaux, multinationaux et des projets d’intégration économique. Aussi, l’institution a pour mission d’apporter son concours aux Etats, aux organisations sous-régionales, aux institutions financières et aux opérateurs économiques, dans leurs efforts pour la mobilisation des ressources financières et le financement des projets notamment pour préserver les écosystèmes et lutter contre le changement climatique.

La Banque intervient principalement dans les pays membres de la Cemac et les pays membres actionnaires. Elle peut également étendre son action à des pays non-membres et non actionnaires si l’intérêt de l’Institution l’exige.

O.M.

 

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