Ecosystème forestier: Un patrimoine à préserver

Réunis à Kribi le 21 mars 2026 lors de la célébration de la journée internationale des forêts, le ministre des Forêts et de la Faune Jules Doret Ndongo à sensibiliser les populations sur la préservation des forêts et de la biodiversité, gage de développement durable.

Célébrée le 21 mars de chaque année, l’édition 2026 de la journée internationale des forêts met en lumière le rôle fondamental que joue les écosystèmes forestiers dans le développement économique et la durabilité de la planète. Cette édition met l’accent entre les forêts et les économies, tout en soulignant leur capacité à générer des richesses, des emplois et préservant le bien être et l’équilibre environnemental. Cependant, les ressources forestières offrent des alternatives aux matériaux à forte empreinte carbone, favorisant ainsi une économie basée sur des solutions naturelles dans un contexte de transition vers des modèles plus durables.

L’enjeu majeure de la célébration de la journée internationale des forêts sur la place portuaire de Kribi le 21 mars 2026 portait sur la sensibilisation des publics sur la conservation des forêts et la biodiversité, ensuite les concilier avec le développement durable face à la déforestation. Un rendez-vous solennel qui a réuni autour de Jules Doret Ndongo, le ministre camerounais des Forêts et de la Faune (Minfof), les partenaires nationaux et internationaux, les autorités administratives, et traditionnelles, les élus locaux et les populations qui ont d’une seule voix martelée « que la forêt est un patrimoine naturel qui mérite d’être préservé ». Les forêts jouent également un rôle déterminant dans la lutte contre les changements climatiques, agissant comme des puits de carbones où elles absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère et contribuent cependant à la réduction de l’impact du réchauffement climatique.

Une économie dynamique

Qu’il s’agisse des services écosystémiques vitaux associés à l’eau, au climat et aux sols, du tourisme vert, de l’approvisionnement en énergie ou encore des matériaux bruts, les contributions des forêts à l’économie mondiale se chiffrent en milliers de milliards et génèrent de nombreux emplois qui reposent sur elles. L’on estime alors que 44000 milliards de dollars soit plus de la moitié du Produit intérieur brut (PIB) mondial dépendent de la nature, y compris des forêts. D’une part, les paysages forestiers réduisent le coût de production de l’eau propre, parce qu’ils stockent le carbone et modèrent les températures, tout en contribuant à la protection des économies des catastrophes d’origines climatiques dont le préjudice pourrait se chiffrer en milliards. Au Cameroun, le gouvernement a introduit dans la loi de finances pour l’exercice 2026, une mesure fiscale présentée comme incitative, visant à décourager l’exploitation illégale et « sauvage » des forêts, avec un abattement de 25% à 35% appliqué sur la redevance due à l’Etat parles exploitants forestiers.  De ce fait, l’exploitation clandestine et certaines pratiques irresponsables d’opérateurs légaux ont un impact économique et environnemental.

Outre l’exploitation illégale d’autres pratiques pèseraient davantage sur le trésor public à l’instar des fausses déclarations des quantités de bois produites. Dans un rapport publié en 2020, l’Environmental Investigation Agency (EIA) et le Centre pour l’environnement et le Développement estiment qu’entre 2014 et 2017, ces déclarations minorées ont fait perdre à l’Etat plus de 170 milliards de FCFA uniquement sur les exportations de bois vers le Vietnam.

En effet, si certains observateurs attribuent la responsabilité de la déforestation à l’agriculture par des communautés villageoises, d’autres par contre pensent que, ce sont des pistes laissées par des compagnies d’exploitation forestière qui facilité l’accès des braconniers et exploitants illégaux de bois dans les forêts camerounaises et accélère la destruction de leur écosystème. La journée internationale des forêts 2026, invite les Etats à réfléchir sur la nécessité de gérer de manière responsable ces espaces en garantissant leur conservation et leur utilisation durable.

Arnaud Joseph Etoundi

 

 

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