Douala: Le PAD projette d’investir dans un hôtel 5 étoiles

La signature de convention de partenariat a eu lieu le 1er août dernier entre le Port autonome de Douala et l’Américain Leilak Estates Corporation en vue de construire un établissement hôtelier de 21 étages, d’un coût de 160 milliards FCFA.

Et si Douala devenait aussi une destination hôtelière de référence ? C’est le pari que se lancent le Port Autonome de Douala (PAD) et Leilak Estates Corporation, à travers la construction imminente de l’Hôtel Muayé (Lumière en langue Duala), un complexe cinq étoiles, ultra-moderne, de 21 étages et 282 chambres, directement implanté sur le domaine portuaire. Ce vendredi1er août 2025, les deux partenaires ont officialisé ce projet ambitieux par la signature d’une convention de partenariat, scellant une collaboration public-privé.

Concrètement, apprend-on, le complexe occupera 11 000 m² en plein cœur de Bonanjo, dans une zone stratégique entre affaires, port et centre-ville. Il sera réalisé sous le modèle BOT (Build-Operate-Transfer), pour une durée de 28 ans (6 mois d’études + 30 mois de construction + 25 ans d’exploitation), puis la rétrocession à l’État. D’après l’autorité portuaire, contrairement aux grands projets classiques, ce chantier ne mobilisera aucun financement public. Leilak Estates Corporation injectera 244,3 millions d’euros (près de 160,3 milliards de FCFA), y compris un ticket d’entrée de 1,5 million d’euros (environ 985 millions FCFA). Le Port, quant à lui, met à disposition le terrain, tout en encadrant l’usage.

« Ce projet hôtelier symbolise la montée en gamme de la place portuaire et la capacité du PAD à impulser des dynamiques économiques au-delà de ses fonctions traditionnelles », a affirmé Cyrus Ngo’o, Directeur général du PAD. Au-delà de son aspect architectural, l’Hôtel Muayé incarne une opération économique majeure. « D’une part, environ 650 emplois directs et indirects seront créés pendant et après la construction. D’autre part, les retombées pour le PAD et l’État s’annoncent substantielles : une redevance annuelle de 264 millions FCFA sera versée par le promoteur, à laquelle s’ajoutera 3 % du chiffre d’affaires sur les 25 années d’exploitation », a détaillé un cadre du PAD.

Il a indiqué qu’à terme, les revenus globaux du projet atteindront environ 1 645 milliards FCFA, dont près de 142 millions d’euros pour l’État camerounais et le PAD réunis. L’État, par la fiscalité, engrangera 86,7 millions d’euros, soit 30,4 % des recettes totales. Sur le plan technique, l’hôtel prévoit des infrastructures à forte valeur ajoutée : espaces de coworking, Spa, salles de conférence, Rooftop bar, suites diplomatiques, etc. « Le projet intègre les normes internationales : BIM, ERP, IGH, accessibilité PMR, ainsi qu’une conception écoresponsable », renseigne le Top management du PAD.

Selon David Leilak, Directeur Général de Leilak Estates Corporation : « L’Hôtel Muayé est conçu pour être une vitrine du Cameroun moderne : durable, accessible et économiquement structurant. Il incarne notre engagement pour une Afrique bâtisseuse ». Ainsi, a annoncé Joseph Nguene Nteppe, chef de division au PAD, « dès la clôture de la transaction financière, les études débuteront (dans environ 06 mois). La construction, qui s’étalera sur 30 mois, marquera alors un tournant dans l’histoire urbaine du port ».

Hélène Tientcheu

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