Données statistiques: Evaluer pour mieux suivre les programmes de développement
L’importance de ces indicateurs a été abondamment démontrée dans le cadre de l’exposé présenté par le directeur général de l’INS, Joseph Tedou, dont il a souligné la contribution dans l’amélioration de l’accès du public à l’information relative aux finances publiques.
L’importance des statistiques dans le suivi et l’évaluation de la performance des programmes des administrations au Cameroun est une donnée immuable. Abondamment développée dans le cadre du thème y relatif présenté par le directeur général de l’institut national de la Statistique (INS). L’intervenant a souligné avec emphase la contribution des statistiques de qualité dans l’amélioration de l’accès du public à l’information relative aux finances publiques. Il est question « d’éclairer les responsables impliqués, notamment les journalistes et responsables des médias, sur l’importance des données et des indicateurs statistiques pour un meilleur suivi et l’évaluation des programmes de développement ».
Contexte et Objectif (1/1)
Le contexte est défini par la directive N°06/11-UEAC-190-CM-22 du 19/12/2011 relative au code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques. Ainsi, la publication dans les délais appropriés d’informations sur les finances publiques est définie comme une obligation légale de l’administration. Le calendrier de diffusion des informations est annoncé au seuil de chaque année et respecté, ainsi que la publication des informations et documents relatifs aux finances publiques sont publiés par les institutions compétentes sur leur site internet dès qu’ils sont disponibles.
Le directeur de l’Institut national de la Statistique relève que le processus de budgétisation par programme au Cameroun est Consacré depuis 2007 et réaffirmé par les lois de 2018 (CTBG et RFE AEP). Il induit de nouveaux paradigmes dans la gestion des finances publiques, privilégiant la transparence et la publicité.
Nouvelles attributions
Sur le rôle du Comité Interministériel d’Examen des Programmes (CIEP) qui a été créé en 2011 et réorganisé en 2021 pour remédier aux manquements et s’arrimer à la logique de gestion par programme, il relève que les nouvelles attributions incluent l’évaluation du système statistique de suivi de la performance des programmes ; la session 2025 du CIEP s’étant déroulée du 26 mai au 9 juin 2025, dans un contexte de mi-parcours de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30)
Comme pilier de la performance budgétaire, les Statistiques constituent le fondement même de l‘évaluation des programmes. Les statistiques permettent l’évaluation ex-post de la performance des programmes pour le compte du Gouvernement. Autre spécificité, elles fournissent les bases pour l’élaboration du Rapport Général d’Évaluation des Programmes (RaGEP). L’intervenant relève par ailleurs que les statistiques contribuent à la structuration du budget-programme. De même, pour la conduite des politiques publiques, les statistiques en sont la matière première pour son opérationnalisation et son suivi. Les statistiques se présentent aussi comme un outil d‘aide à la décision et au pilotage. Dans ce sens, les données de performance sont essentielles pour évaluer les progrès réalisés, corriger les écarts et renforcer la gouvernance par la performance. Elles permettent ainsi de dresser une cartographie claire et conforme des cadres de mesure de la performance des administrations.
Abordant la problématique de la garantie de transparence et l’obligation de rendre compte, le directeur général de l’Institut national de la Statistique relève que la publication d’informations et l’implication des partenaires sociaux, facilitée par des données compréhensibles, sont cruciales pour la transparence dans la gestion des finances publiques. Les statistiques contribuent aussi à la fiabilité et la cohérence des données financières et techniques inscrites dans les documents budgétaires.
Evariste Menounga

