Dette publique: L’Administration centrale concentre 93 % de l’encours
Selon la note de conjoncture mensuelle de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), à fin juin 2025, la dette publique s’élève à 14 105 milliards de FCFA.
Cette enveloppe, d’après la dernière note de conjoncture mensuelle de la Caisse Autonome d’Amortissement (CAA), représente 43,0 % du Produit Intérieur Brut (PIB). « Cette dette révèle une concentration majeure puisque l’Administration centrale en détient 93,0 %, alors que les entreprises publiques n’en possèdent que 6,8 % et les Collectivités Territoriales Décentralisées (CTD) seulement 0,2 % », détaille la CAA.
À fin juin donc, l’encours direct de l’Administration centrale est évalué à 13 115 milliards de FCFA, soit 40,0 % du PIB. Par rapport aux mois précédents, « ce montant diminue de 1,4 % sur un mois et de 3,1 % sur un trimestre, tout en affichant une légère hausse annuelle de 2,5 % », précise la note. Qui indique cependant que, la structure de cette dette est dominée par les emprunts extérieurs qui représentent 64,9 % du total, contractés majoritairement auprès de bailleurs bilatéraux (31,1 %) et multilatéraux (53,6 %). « En revanche, la dette intérieure constitue 35,1 % de l’encours, principalement sous forme de titres publics (45,5 %) et de dette structurée (19,4 %) ».
Simultanément, poursuit le document de conjoncture, la dette des établissements et entreprises publics s’établit à 964 milliards de FCFA, soit 2,9 % du PIB, en baisse de 1,4 % mensuelle, 4,6 % trimestrielle et 7,1 % annuelle. « Cette diminution traduit une dynamique progressive de désendettement au sein de ces entités. Cette dette se compose à 47 % de créances extérieures, 32,8 % de dette bancaire intérieure et 20,2 % de dette flottante ». Toutefois, selon les indications de la CAA, les passifs conditionnels explicites de l’État, évalués à 4 897 milliards de FCFA (14,9 % du PIB), restent stables à court terme, mais se contractent légèrement sur un an (-0,1 %).
« Ces engagements comprennent notamment 99,5 % des investissements réalisés via des Partenariats Public-Privé (PPP) et 0,5 % de dettes garanties. Concernant la dette des CTD, elle reste marginale, à 26 milliards de FCFA, dominée à 60,8 % par la dette flottante ». D’après le gestionnaire de la dette publique au Cameroun (la CAA), afin d’améliorer sa traçabilité, une collaboration renforcée s’est mise en place entre le ministère des Finances, celui de la Décentralisation, le Comité national des finances locales et le Comité national de la dette publique.
Par ailleurs, a-t-on appris, conformément à la circulaire du 18 juillet 2025 sur la préparation du budget 2026, un reporting systématique et régulier est désormais requis pour toutes les dettes publiques, qu’elles soient intérieures, extérieures, avalisées ou conditionnelles. Dans cette optique, la CAA prévoit une mission de terrain ce mois d’août pour collecter les données nécessaires à une gestion plus transparente et efficiente de la dette publique camerounaise.

