Croissance en vue: Cameroun, Gabon et Tchad, en pole position en 2026

Selon les projections économiques, les trois pays d’Afrique centrale devraient afficher une croissance économique robuste en 2026, portée par des secteurs clés.

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) s’attend à une croissance modérée mais ciblée en 2026. Le Gabon, le Cameroun et le Tchad devraient être les leaders de la reprise régionale avec une croissance du Produit intérieur brut (Pib), de 3,7%, propulsée par la diversification économique et les investissements dans les infrastructures. Le Gabon, notamment, mise sur le bois, les mines et l’agriculture pour réduire sa dépendance au pétrole et stimuler sa croissance. Ces chiffres placent ces pays en tête d’une zone où la performance globale reste prudente. Ces pays se démarquent dans une zone où la croissance globale est estimée à 3,3%. L’institution sous-régionale se prépare à une année sous le signe de la croissance modérée mais ciblée.

Au Cameroun, la croissance est boostée par la production d’électricité en hausse et les investissements qui affluent. Les projets industriels et agricoles soutiennent aussi la demande intérieure, ce qui place le pays en tête de la Cemac. Le Tchad, souvent vu comme fragile, surprend avec une diversification hors hydrocarbures et une mise en valeur de ses ressources naturelles, ce qui pourrait en faire un futur leader régional. Pendant ce temps, des pays comme la Guinée Equatoriale peinent à décoller, 0,4% de croissance, tandis que le Congo et la Centrafrique affichent des résultats moyens, autour de 3%. Le Cameroun tire ainsi son épingle du jeu grâce à l’électricité et aux investissements publics et privés.

Cette disparité montre que la Cemac a encore du chemin à faire pour réduire sa dépendance aux matières premières et mieux résister aux fluctuations des prix mondiaux. La reprise est là, mais elle est sélective : le Gabon, le Cameroun et le Tchad tirent leur épingle du jeu grâce à la diversification et aux investissements stratégiques. Pour que ça dure, il faudra miser sur les réformes structurelles et l’intégration régionale pour transformer ces performances en croissance durable. Globalement, la Cemac semble engager une reprise sélective, portée par des économies mieux diversifiées et des investissements stratégiques. Le chemin vers une croissance plus soutenue passe néanmoins par la consolidation des réformes structurelles et par l’intégration régionale, seule capable de transformer les performances ponctuelles en progrès durables pour l’ensemble de la zone.

Les autres pays de la Cemac affichent des perspectives moins favorables. La République du Congo affiche une croissance de 3,2%, soutenue par l’amélioration de la production pétrolière et les ventes de gaz. La République Centrafricaine avec 3% de croissance, portée par la consommation publique et privée. La Guinée Equatoriale affiche 0,4% de croissance, freinée par la baisse de la production d’hydrocarbures et la diminution progressive des réserves pétrolières devraient continuer à peser sur l’activité. La Banque mondiale prévoit la reprise très limitée d’environ 0,7% sur la période 2026-2027.  Cette évolution pourrait entraîner un recul des exportations et un creusement du déficit du compte courant. Le solde budgétaire devrait rester négatif autour de 1, 6% du Pib.

Diane Kenfack

 

 

 

 

 

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