« Comment la dématérialisation des procédures portuaires peut-elle réduire les tracasseries et améliorer la fluidité des échanges à Douala-Bonabéri et sur les corridors régionaux ? »
Jean-Yves Massouka, Chef de la cellule Facilitation des échanges et régulation des activités maritimes et para maritimes PAD.
« La plateforme portuaire de Douala-Bonabéri sera totalement dématérialisée »
Pour ce qui est de la responsabilité des deux places portuaires dans la perspective de l’étude qui a été réalisée, nous dirons que ce sont les principaux terreaux d’opérationnalisation de ces pratiques anormales. L’étude est donc située au sein de ces plateformes. C’est la raison pour laquelle nous avons cru devoir apporter un accompagnement significatif à l’Observatoire des pratiques anormales sur les principaux corridors d’Afrique centrale, pour que non seulement il dispose de l’ensemble des informations à communiquer, mais également de l’ensemble des instruments qui ont été mis à disposition pour faciliter et rendre davantage pertinente cette étude. Parce que la place portuaire de Douala-Bonabéri est en train de finaliser son système d’informations portuaires, qui va permettre effectivement de capter l’ensemble des informations, que ce soit des armateurs, que ce soit des consignataires ou aconiers pour que ces informations soient circonscrites dans un module unique et à la disposition des autres parties prenantes. Donc le système d’informations portuaires sera totalement opérationnel d’ici le mois de septembre de l’année 2026 courant, et il y aura donc une dématérialisation totale et effective de la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri.
N’étant pas dans un environnement idéal et exempt de tout dysfonctionnement, il y a souvent des actes de corruption présumés et des faux frais, comme cela s’entend souvent dans le jargon de facilitation des échanges, qui sont identifiés dans la place portuaire de Douala-Bonabéri et dans les autres places portuaires. C’est la raison même de l’opportunité de cette importante étude, qui vise effectivement à réduire à sa portion la plus congrue ces dysfonctionnements et à faire en sorte que la plateforme portuaire de Douala-Bonabéri soit la plus fluide et la plus linéaire possible en termes d’importation, d’exploitation et de transit, de cargaison et de marchandise.
Propos recueillis par H. T.

