CEMAC : la BEAC dément toute dévaluation du franc CFA
Le 12 janvier 2026 ,la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) a officiellement démenti toute dévaluation du franc CFA, mettant un terme aux rumeurs persistantes qui circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux dans la sous-région.
L’information a été rendue publique par la BEAC, institution en charge de la politique monétaire des six pays de la CEMAC, à la suite de la propagation récente de messages annonçant une baisse imminente de la valeur du franc CFA, une situation qui concerne directement les populations et les acteurs économiques du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Tchad, de la Guinée équatoriale et de la République centrafricaine, et qui a motivé cette sortie officielle afin de rassurer les citoyens, préserver la confiance dans la monnaie et freiner la diffusion de fausses informations.
Selon la banque centrale, « aucune dévaluation du franc CFA n’est à l’ordre du jour ». Elle souligne que la monnaie communautaire reste « stable, garantie par la coopération avec la France et soutenue par des réserves de change confortables » et que « les fondamentaux économiques de la CEMAC, bien que marqués par des défis, ne justifient en rien une telle mesure ». La BEAC affirme par ailleurs rester engagée dans « le maintien de la stabilité des prix, la préservation des réserves de change et la supervision d’un système financier sain et résilient », tout en rappelant que « toute communication officielle concernant la politique monétaire émane exclusivement de ses canaux institutionnels ».
Depuis plusieurs jours, des publications virales sur les réseaux sociaux annonçaient une dévaluation imminente du franc CFA, provoquant inquiétudes et spéculations au sein des ménages et des opérateurs économiques. Dans une zone où la stabilité monétaire joue un rôle central dans les échanges commerciaux et la maîtrise des prix, ces rumeurs ont ravivé les souvenirs des précédents ajustements monétaires. La sortie officielle de la BEAC vise ainsi à calmer les tensions, rétablir la confiance et rappeler le cadre strict qui encadre les décisions de politique monétaire en Afrique centrale.

