Budget de l’Etat 2026 : Le gouvernement dévoile ses priorités
Les grands axes stratégiques présentés par le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire, Alamine Ousmane Mey ont été débattus au cours du Conseil de Cabinet présidé le 14 novembre 2025 par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.
Les axes stratégiques du budget de l’Etat pour le compte de l’exercice 2026 ont été présentés le 14 novembre 2025 à Yaoundé par le ministre des Finances (Minfi), Louis Paul Motaze, et son homologue de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Alamine Ousmane Mey. C’était à l’occasion d’un Conseil de cabinet présidé par le Premier ministre, chef du gouvernement, Joseph Dion Ngute.
Prenant la parole pour la circonstance, le ministre des Finances a indiqué d’entrée de jeu que le projet de budget de l’Etat pour l’exercice 2026 s’inscrivait dans la continuité des orientations définies par la circulaire présidentielle du 18 juillet 2025. Il a par la suite rappelé avec emphase que la politique budgétaire pour 2026 demeure orientée vers la consolidation des finances publiques en vue d’assurer la viabilité et la soutenabilité de la dette, ainsi que vers la poursuite de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement (SND) 2020-2030.
A cet effet, a-t-il réaffirmé, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des recettes internes non pétrolières, tout en présentant l’activité économique et la compétitivité des entreprises. Une attention particulière sera également accordée à l’accroissement des ressources destinées aux régions. Dans cette perspective, souligne le ministre des Finances, la politique des dépenses s’articulera autour des axes tels que la rationalisation des charges de fonctionnement, le financement des investissements publics dans les secteurs primaires, la pérennisation des projets dans le domaine de la santé et le renforcement des interventions en faveur de l’autonomisation économique des femmes et de la promotion de l’emploi des jeunes.
Financements bancaires
Quant à l’action publique, elle devra ainsi s’inscrire dans une dynamique de stimulation d’une croissance durable et plus inclusive. S’agissant du financement du budget, celui reposera notamment sur les recettes pétrolières et non pétrolières, les tirages sur prêts-projets, les émissions de titres publics et les financements bancaires.
Quant aux innovations inscrites dans l’avant-projet de loi de finances, celles-ci portent, entre autres, sur des mesures destinées à encourager les initiatives socioéconomiques au bénéfice des femmes et des jeunes. En même temps qu’il s’agira de de poursuivre les efforts engagés pour l’amélioration du climat fiscal des affaires, afin de stimuler l’investissement privé.
Dans sa présentation, le Minepat a indiqué que dans le cadre du nouveau budget, le Cameroun poursuivra la mise en œuvre des politiques publiques inscrites dans la SDN 2020-2030, en plaçant l’investissement public au cœur de la relance et de la transformation structurelle. Il a présenté la structure et le profil du budget d’investissement public (BIP), faisant ressortir une augmentation des prévisions pour 2026 par rapport à 2025, avec une part significative dédiée aux secteurs de la production et des infrastructures productives.
Et de préciser que les priorités du BIP pour l’exercice 2026 se déclinent autour d’un ensemble d’orientations stratégiques visant à renforcer l’efficacité de l’action publique. L’accent sera mis sur le renforcement des ressources destinées à la finalisation et à la mise en service des grands projets en cours. Le gouvernement s’emploiera aussi à stimuler, selon les cas, la production et la transformation locales des biens de grande consommation, dans le but de contribuer à un rééquilibrage de la balance commerciale.
Evariste Menounga

