« 2025+ Avec la Diaspora » : Un livre blanc pour faire entendre la voix des Camerounais de l’étranger

Fruit de l’engagement citoyen de la diaspora camerounaise à formaliser son rôle actif dans le développement et la vie démocratique du Cameroun, l’ouvrage a été dévoilé ce 22 septembre à Yaoundé.

Un ouvrage de 500 pages, 120 contributeurs, 12 copréfaciers, et un seul objectif : inscrire durablement la diaspora camerounaise au cœur du développement économique et politique du Cameroun. Ce 22 septembre, au siège du Réseau des parlementaires pour la diaspora, la coopération décentralisée et transfrontalière (REPCOD), le livre blanc « 2025+ Avec la Diaspora » a été officiellement présenté au public au cours d’un événement, présidé par le Dr Samuel Dongmo, président exécutif du Haut Conseil des Camerounais de l’étranger (HCCE).

À la fois pédagogique, analytique et propositionnel, cet ouvrage collectif dresse un panorama complet des défis et opportunités que représente la diaspora pour le pays. Contrairement à certains travaux techniques réservés à des cercles fermés, « 2025+ Avec la Diaspora » se revendique comme un livre accessible, ancré dans la réalité de millions de Camerounais vivant hors des frontières nationales. Sa richesse réside dans la diversité des thématiques abordées : gouvernance, citoyenneté, économie, éducation, santé, entrepreneuriat, innovation, mobilité… Chaque chapitre apporte des analyses pointues, mais surtout des propositions concrètes et réalisables.

Obstacles

Plus qu’un livre, cet appel vibrant à reconnaître et structurer la place des Camerounais de l’étranger dans le développement du pays, alors que se profile l’élection présidentielle de 2025, identifie en outre plusieurs obstacles qui freinent l’implication effective de celle-ci : cadre juridique flou, absence de double nationalité, manque d’institutions relais, lourdeurs administratives… autant de verrous à lever pour permettre aux talents, compétences et capitaux des Camerounais de l’extérieur de jouer pleinement leur rôle.

Clé de voûte de l’ouvrage, le projet PADICE (Pacte avec la Diaspora pour un Cameroun émergent) en constitue la dernière partie, mais aussi la plus mobilisatrice, d’où le sous-titre : « Projet PADICE – Pacte avec la Diaspora pour un Cameroun émergent ». Présenté comme un engagement citoyen apolitique, il vise à formaliser la place de la diaspora dans la gouvernance et le développement national. « Ce pacte, nous voulons le faire signer par les 12 candidats à la présidentielle d’octobre, mais aussi par tous les partenaires publics et privés qui croient au potentiel de notre diaspora », a précisé avec force le Dr Dongmo, ambassadeur de la Paix de la diaspora.

Véritable feuille de route, le projet énonce alors une série de mesures prioritaires. Tout d’abord, il promeut la participation active de la diaspora aux processus électoraux et à la gouvernance. Ensuite, le PADICE préconise la création d’institutions spécifiques chargées des relations avec la diaspora. Et enfin, pour ne citer que ces cas parmi les neuf choisis, le projet vise à stimuler l’investissement productif et le financement du développement en facilitant les mécanismes d’accès aux opportunités d’affaires pour les membres de la diaspora.

Aujourd’hui estimée à plus de 7 millions de personnes réparties sur les cinq continents, la diaspora camerounaise contribue à hauteur de 2 % environ au PIB du pays. Pourtant, elle reste moins structurée et moins intégrée que celle d’autres pays africains. À titre d’exemple, la diaspora sénégalaise vient de lancer, le 18 septembre, son premier Diaspora Bond, un mécanisme innovant de mobilisation financière au service du développement.

 

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